Hygiène bucco-dentaire: mâchons-la à belles dents

Publié septembre 26, 2012 par zetadentalfr

 

 

26,8 % des Français ont déjà renoncé ou retardé une consultation chez un dentiste en raison de son coût. Ce coût perçu comme trop élevé des soins est d’ailleurs, selon une enquête de la marque Colgate, la 1ère cause donnée par les Français pour expliquer le fait de ne pas consulter régulièrement leur chirurgien-dentiste.

 

Et certaines idées fausses ont la vue dure.

Selon un sondage effectué pour Elmex, 64 % des Français pensent que les caries concernent avant tout les moins de 19 ans et près de la moitié (47 %) considèrent que ce sont les moins de 12 ans qui sont prioritairement touchés.

Seulement 5 % sont dans le vrai et pensent que l’on peut avoir des caries à tout âge.

En effet, selon des chiffres fournis en 2010 par la Haute Autorité de Santé, moins de 30 % des enfants de moins de 12 ans présentent au moins une dent cariée à soigner. On atteint 50 % chez les 12-15 ans mais également, contre toute attente, 44 % chez les adultes. 37 % des personnes âgées sont également touchées.

La santé passe aussi par les dents

L’hygiène bucco-dentaire est primordiale pour conserver une bouche saine et des dents en bonne santé. La négliger peut se ressentir à plusieurs niveaux, et parfois douloureusement.

• L’accumulation du tartre

Les nombreuses bactéries, naturellement présentes dans la bouche, peuvent se transformer en tartre par combinaison avec les minéraux contenus dans la salive. Cette plaque dentaire, dépôt dur et rugueux, irritant et riche en germes, qui adhère fortement aux surfaces des dents, favorise le développement de maladies gingivales et parodontales.

• Les caries

Les acides fragilisent les dents en provoquant une déminéralisation de l’émail, première étape de la carie ou autre maladie de la dent.

• Les maladies des gencives

Saignements, sensibilité au chaud et au froid, gonflements… sont d’autres signes d’un milieu buccal déséquilibré, qui peut mener jusqu’au déchaussement des dents.

Oui, comme le pensent justement 93 % de Français**, une bouche en mauvais état peut avoir un impact sur l’état de santé en général. Et l’histoire est là pour le prouver, de Ramsès II mort dans d’atroces souffrances dues à une maladie osseuse probablement provoquée par un abcès dentaire, à Louis XIV, complètement édenté à la fin de sa vie après des années de douleurs, abcès et caries, en passant par Charles VII, empêché de s’alimenter à cause de l’inflammation d’un abcès dentaire. Il est vrai qu’en ces temps, l’hygiène buccale n’était pas des plus au point…

Mais encore aujourd’hui, la négliger peut avoir d’autres impacts, notamment sur les liens sociaux : « L’entretien bucco-dentaire n’est pas perçu comme une seule nécessité médicale », explique Arnaud Zegierman, Directeur associé de l’Institut Viavoice qui a effectué le sondage pour Elmex. « En effet, un manque d’entretien perceptible peut apparaître comme une source d’exclusion sociale, dans la sphère privée ou professionnelle. »

Une mauvaise haleine n’a rien de très attractif non plus, évidemment…

Les bons réflexes

Nous ne sommes pas tous égaux devant les maladies bucco-dentaires, et notamment les caries. Ainsi la Haute Autorité de Santé a identifié certaines populations « à risques » : personnes âgées dépendantes, personnes handicapées, populations en situation socio-économique défavorisée ou vivant dans certaines zones géographiques (Zones Urbaines Sensibles, par exemple).

Mais pour tous, certains bons réflexes peuvent facilement être adoptés pour limiter les risques et entretenir une bouche saine.

 

L’alimentation

Elle joue un rôle primordial. Il est d’abord recommandé qu’elle soit équilibrée, comme cela vaut dès qu’on évoque un sujet de santé.

Au-delà, il faut savoir que certains aliments peuvent davantage faire souffrir le milieu buccal, quand d’autres ont un potentiel plus protecteur.

L’UFSBD (Union française pour la santé bucco-dentaire) fait ainsi la différence entre les aliments cariostatiques (« anti-caries ») et cariogènes (« pro-caries »).

• Parmi les aliments cariostatiques : les lipides, certaines protéines, les caséines des fromages, les minéraux (phosphore, calcium, fluor, vitamine D), les tanins du cacao… Ils favorisent le pouvoir tampon du milieu buccal, ont une action anti-bactérienne et anti-déminéralisation dentaire.

• Parmi les aliments cariogènes : les aliments riches en glucides qui constituent une « nourriture » pour les bactéries, les aliments qui restent longtemps en bouche et sont dissous lentement par la salive (biscuits, bonbons…), les aliments acides comme les sodas, colas et jus de fruits qui favorisent la déminéralisation de l’émail.

Et plus encore que la prise en compte du potentiel nocif ou protecteur des aliments, c’est le grignotage (qui multiplie et prolonge les attaques portées aux dents) qu’il faut éviter, surtout s’il n’est pas suivi systématiquement d’un bon brossage.

En revanche, la salive, qu’on peut stimuler en privilégiant les aliments solides qui nécessitent d’être mâchés, est un allié à ne pas négliger puisqu’elle neutralise les acides qui attaquent nos dents. Un chewing-gum (sans sucre), lui aussi « promoteur » de salive, peut ainsi compenser (un peu) l’absence de nettoyage après un grignotage.

Les soins dentaires

C’est l’autre volet de la santé bucco-dentaire, et elle doit être marquée par la régularité dans ses deux étapes.

• La consultation chez le dentiste. Elle ne se programme pas qu’en cas de douleur ou de début de carie. En la matière, la prévention est cruciale, et ce spécialiste est le seul à pouvoir surveiller la santé de vos dents. Une visite annuelle systématique est une bonne moyenne.

• Les soins à domicile. Eux sont quotidiens et même multi-quotidiens. Il est recommandé de se brosser les dents après chaque repas, et au moins deux fois par jour. Or on est loin du compte.

Selon le sondage réalisé par Elmex, 17 % des Français déclarent ne se brosser les dents qu’une fois par jour : plus d’1 homme sur 4 (26 %) et 1 femme sur 10. Quant au brossage des dents après avoir grignoté entre les repas, 70 % des Français le pratiquent rarement ou jamais**.

Le bon brossage

Il apparaît donc nécessaire de réviser les fondamentaux. Et le brossage, c’est d’abord un bon outillage, accompagné d’un geste efficace.

L’équipement

• La brosse à dents souple a la préférence des professionnels. Mais la dure a aussi ses adeptes. Quoi qu’il en soit, elle doit être changée régulièrement tous les deux à trois mois, et systématiquement après un rhume ou une maladie infectieuse, pour éviter qu’elle devienne un « propagateur » de bactéries. 1 personne sur 5 la change plutôt tous les six mois… et 2 % la conservent plus d’un an !

• Le choix du dentifrice est également important. L’offre du marché est vaste et variée, et il n’est pas toujours si facile de reconnaître le « meilleur ». Tous nettoient, bien sûr. Certains offrent en plus une touche de soin (gencives ou dents sensibles…) ou d’esthétique (dentifrices blanchissants…). Reste la question du fluor : en faut-il ou pas, et si oui, combien ? Sa présence est parfois décriée, même s’il a fait la preuve de son action anti-caries. Si fluor il y a, il faut en tout cas veiller à son dosage adapté. Voir à ce sujet l’article de L’Observatoire des Cosmétiques.

• Bains de bouche et fils dentaires sont aussi des compléments utiles, à utiliser à chaque brossage.

Le bon geste

Deux à trois minutes : les avis divergent quant à la durée du brossage. Plus que la durée cependant, c’est la technique qui compte.

Il est ainsi d’abord recommandé de ne pas prendre la chose à la légère, c’est-à-dire de ne pas procéder au brossage d’une main en rangeant sa salle de bains de l’autre, par exemple. Au contraire, il faut être tout à ce qu’on fait, penser à ce que l’on fait, et plus encore, penser à brosser chaque dent et à chaque dent que l’on brosse.

On commence le brossage en partant de la gencive, avec une brosse à laquelle on donne une inclinaison de 45°. Le geste s’effectue de bas en haut, avec une légère rotation.

On brosse chaque dent, l’une après l’autre, et sur toutes ses surfaces : devant, derrière, dessus et entre les interstices autant que possible.

On termine par un brossage doux de la langue pour terminer d’assainir le milieu buccal et rafraîchir l’haleine.

À noter : même les plus petits doivent être initiés très tôt au brossage régulier, avec brosse à dents et dentifrices adaptés. Avant 3 ans et dès l’apparition de la première dent de lait, le geste sera effectué par l’un des parents. L’enfant pourra ensuite se débrouiller tout seul, mais sous la supervision d’un adulte jusqu’à six ans, qui veillera à ce que le geste soit correctement effectué et à ce que de trop grandes quantités de dentifrices ne soient pas ingérées.

Étude Colgate online menée en mai 2012 par Harris Interactive, auprès d’une population de panelistes composée de 999 personnes, respectivement âgées de 15 ans et plus, et suivant une répartition par genre de 52 % de femmes et 48 % d’hommes.

Sondage Laboratoires Gaba / Viavoice effectué 6 au 11 janvier 2011 par interviews téléphoniques, auprès d’un échantillon de 1006 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus.

Pour aller plus loin

• Voir le site www.zeta-dental.fr

 

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